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Img1: Vue aérienne de la Corniche Vendéenne entre Sion et Croix de Vie (vers 1950)
Le pavillon central : il présentait trois niveaux, soit, de bas en haut :
-un entresol accessible de l’extérieur par deux entrées latérales au bâtiment; en son milieu, un escalier intérieur donnait accès à
l’ étage et au grenier.
Aux extrémités d'un long couloir, on pouvait y trouver des anciennes cuves en ciment ayant servi de lavoirs du temps où la lessive
était effectuée sur place; plus au centre il y avait
les salles destinées à stocker les réserves alimentaires (fruits, légumes, conserves, etc….).
-empruntant l’escalier intérieur, nous arrivions à l’ étage : plusieurs pièces dont la lingerie, où étaient rangés les vêtements
de chacun dans des casiers numérotés (chaque vêtement portant au départ de Vanves, cousu, un numéro d’identification
spécifique à chaque colon), l’infirmerie, à laquelle s'ajoutait une salle d’isolement et de repos pour ceux qui ne pouvaient transitoirement
participer aux activités de leur groupe, les bureaux de la direction, et enfin « le parloir », vestibule qui permettait de regagner l’extérieur en empruntant le perron
situé en façade.
-L’escalier intérieur permettait finalement d’accéder au grenier où l’on rangeait tout le matériel qui ne servait qu’occasionnellement :
matériel de camping, de veillée, etc….
Salle annexe : grande salle, unique à l'origine, et parallèle au réfectoire dont elle possèdait la longueur, mais moins large et moins haute sous plafond ; Sa fonction a évolué selon les années : utilisée comme dortoir lorsque des séjours très fréquentés des années 40-début 50, elle a été ensuite partagée en salle de jeux (baby-foot, table de ping-pong) –labo photo d’un coté, et en réfectoire pour les petits de l’autre.
A noter sur Img1: entre la route et la colonie, on peut encore voir le tracé des voies du petit train local (Tramway de Vendée) qui assurait de 1924 à 1949 la liaison de Bourgneuf en Retz, aux Sables D'Olonnes; les rails sont d'ailleurs visibles sur certaines photos de 1949.
Img2: L'ensemble du domaine à l'époque des photographies présentées (source Géoportail missions 1963)

Cette propriété d'un hectare était placée face à la mer dont elle n'était séparée que par la route cotière et la falaise; l’accès à la plage était donc immédiat (vers la droite, tracé jaune). A l'opposé, c’était tout de suite la campagne, avec ses champs de tailles modestes: blé, vigne, tabac, mais,.... et aussi et surtout, ses parcelles non cultivées qui, souvent entourées de talus et de haies, pouvaient devenir d'attirantes aires de jeux...et sources de délicieuses mures sauvages. (à gauche, tracé vert).
Document 1 (Archives Vanves).

Un bon datant de l'été 1946, trouvé dans les archives de Vanves, fait état d'une commande de baraque démontable en bois destinée à servir de dortoir ; La réception et le montage de ce dortoir se sont donc effectués de justesse avant l'arrivée des colons ( 28 juillet au matin )
Ce dortoir a donc permis d'augmenter de façon notable la capacité d'accueil de la colonie: (selon les documents de l'époque): "baraque en bois": 60 colons; "salle annexe": 40 colons; chacun des 3 niveaux du grand batiment-dortoir: 44 colons soit une capacité totale portée à 232 colons; il est à noter que les années 1946, 1947 ont vu des fréquentations proches de 225 colons.
Img3: La colonie dans son environnement (géoportail mission 1963).

Le domaine fut acheté par la ville de Vanves en 1946 et comprenait donc, dès le premier séjour, l'ensemble des batiments que l'on peut voir dans l'image 1; Il y eut ensuite, au cours des années, une série de transformations: vers 1952 , construction d'un nouveau réfectoire en dur (conséquence, je crois, des dégats causés durant l'hiver sur l'ancien en bois), rénovation des cuisines, installation de fosses septiques en 1964, reconstruction, en préfabriqué, de l'ancien dortoir en bois des garçons (1966).
De par sa situation en face de la mer, il va sans dire que la baignade représentait une activité quotidienne incontournable, soit le matin ou soit l'après-midi selon l'heure de la marée basse; L'autre demi-journée était alors occupée à des jeux ou des promenades en des lieux relativement proches de la colonie: bois de Sion, campagne avoisinante, etc...(voir img4).
Img4: Quelques destinations facilement accessibles, et les plus fréquentées.
A cela, il faut ajouter des sorties plus exceptionnelles, nécessitant un moyen de transport spécifique (autocar, bateau, vélos), et occupant au minimum une journée entière (avec pique-nique de rigueur)(img5).
Img5: Les excursions plus lointaines.
L'activité estivale du domaine se prolongea jusque dans les années 80s qui virent la fermeture puis la vente du domaine (1986); sur son emplacement, le promoteur fit alors construire un ensemble de batiments résidentiels. Un seul témoin subsiste: le terrain de volley, situé sur la côte, et qui se trouve intègré dans le site classé de la Corniche Vendéenne.
Le changement ne s'est pas limité au bord de mer: déjà, vers 1975, dans l'arrière-pays, on pouvait noter la disparition progressive du bocage et des surfaces cultivées en meme temps que se développait, avec la viabilité apportée aux propriétés, la toile d'araignée des voies d'accès: il suffit pour se rendre compte de l'évolution, de comparer les images 3 et 6.
Img6: Vue aérienne plus récente de la région (géoportail mission 2010).

A l’origine la durée du séjour était de 50 jours : départ de Vanves après le 14 juillet juillet (jour où avait lieu un défilé des futurs colons dans les rues de Vanves (voir fin des photographies de 1949)) et un retour début septembre ; A partir de 1957 sont organisés deux contingents de 30 jours chacun, avec un premier départ dans la première semaine de juillet (chaque colon pouvant participer soit à une (au choix) ou soit aux deux périodes).

Si vous voulez retrouver une ambiance lointaine et raviver vos souvenirs, rendez-vous sans attendre sur la page photos: bonne et fructueuse visite.
